Les travaux de
l’atelier de formation des formateurs des acteurs de la Réserve Armée de la
Défense (RAD) se sont poursuivis ce mercredi 9 septembre 2026, au Centre Elaïs,
dans la commune de la Gombe.
Cette deuxième
journée a été consacrée aux différents modules axés notamment sur la prévention et
la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits, la participation
des femmes aux mécanismes de paix et de sécurité, ainsi que la protection des
groupes vulnérables.
Animé par
Maître Pascal Banza de l’UNFPA , le premier
module du 2eme jour a abordé la question des violences sexuelles liées aux
conflits. Son intervention a essentiellement porté sur les mécanismes de
prévention, la responsabilité face aux ordres illégaux ainsi que la prise en
charge des victimes, laquelle doit tenir compte des dimensions médicale,
psychosociale, juridique et socio-économique.
Le Général de brigade
Batabombi Apanza Jean Daniel, premier adjoint au commandant chargé des
opérations et du renseignement au Secrétariat général de la Défense, 2eme intervenant, à présenté les efforts engagés par les Forces armées de la
République démocratique du Congo dans la lutte contre les violences sexuelles
liées aux conflits.
Dans son exposé, il a
rappelé que ces violences ne constituent pas une culture congolaise et qu’elles
représentent un enjeu majeur pour la paix et la sécurité. Il a également
présenté les différents axes du plan d’action des FARDC, en l'occurrence la prévention
et la sensibilisation, la répression, la protection, la communication ainsi que
le suivi-évaluation.
Le troisième module a
été présenté par Monsieur Lapiar Yin Weni Didier, autour de la Résolution 1325
du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la participation des femmes aux
questions de paix et de sécurité.
L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer la participation des femmes aux mécanismes de prévention et de gestion des conflits, ainsi qu’au sein des forces de défense et de sécurité.
La journée s’est
également poursuivie avec un module consacré à la protection des groupes
vulnérables en période de conflit, notamment les femmes, les enfants, les
personnes vivant avec un handicap et les personnes âgées. Les échanges ont
permis de mettre en lumière les défis liés à la protection de ces catégories de
personnes dans les situations de conflit.
Enfin, Yannick Akilimali
du CICR a abordé la question du rôle des acteurs armés dans les violences
sexuelles liées aux conflits, en mettant l’accent sur la prévention et le
renforcement de la responsabilité des auteurs ainsi que des responsables
hiérarchiques.
La deuxième journée a
permis de renforcer les connaissances des acteurs de la RAD sur les mécanismes
de prévention des violences sexuelles, la protection des personnes vulnérables
et la participation des femmes aux questions de paix et de sécurité.
DivCOM/RAD